JOHNSON & JOHNSON Imodiumduo 8 comprimés

Traitement de courte durée des diarrhées aiguës avec douleurs spasmodiques, ballonnements et flatulence

Demandez conseil à votre pharmacien

Résumé des caractéristiques du produit Notice du produit
3,91 €
Produit disponible Vendu et expédié par une pharmacie Française
Nb limité Quantité

Dans quel cas utiliser JOHNSON & JOHNSON Imodiumduo 8 comprimés ?

Imodiumduo, comprimé est indiqué dans le traitement symptomatique de la diarrhée aiguë de l'adulte et de l'adolescent de plus de 12 ans avec gêne abdominale liée à la présence de gaz: ballonnements, douleurs spasmodiques ou flatulence.

Comment utiliser JOHNSON & JOHNSON Imodiumduo 8 comprimés ?

Les comprimés doivent être pris avec un verre d’eau

Adulte de plus de 18 ans :
Prendre d'abord 2 comprimés, puis un comprimé après chaque selle non moulée. Ne pas dépasser 4 comprimés par jour et 2 jours de traitement.

Adolescents de 12 à 18 ans :
Prendre d'abord 1 comprimé, puis un comprimé après chaque selle non moulée. Ne pas dépasser 4 comprimés par jour et 2 jours de traitement.

Enfant :
Imodiumduo ne doit pas être utilisé chez l'enfant de moins de 12 ans.

Sujets âgés :
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire.

Insuffisance rénale :
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire.

Insuffisance hépatique sévère :
Bien qu'il n'existe pas de données pharmacocinétiques chez les patients insuffisants hépatiques, l'utilisation d'Imodiumduo doit se faire avec précaution chez ces patients du fait de la diminution de l'effet de premier passage hépatique (voir mises en garde et précautions d'emploi).

Dans quel cas ne pas utiliser JOHNSON & JOHNSON Imodiumduo 8 comprimés ?

Contre-indications

Imodiumduo ne doit pas être utilisé dans les cas suivants:

· Enfants de moins de 12 ans ;

· Hypersensibilité (allergie) connue au chlorhydrate de lopéramide, à la siméticone, ou à l'un des excipients ;

· Patients souffrant de dysenteries aiguës caractérisées par la présence de sang dans les selles ou de fièvre importante ;

· Patients souffrant de rectocolite hémorragique aiguë ;

· Patients souffrant de colite pseudomembraneuse associée aux antibiotiques à large spectre ;

· Entérocolite bactérienne due à des bactéries invasives tels que Salmonella, Shigella et Campylobacter.

Imodiumduo ne doit pas être utilisé lorsqu'une inhibition du péristaltisme doit être évitée du fait du risque possible de séquelles importantes incluant iléus, mégacôlon et syndrome colectasique. En cas d'apparition de constipation, d’ileus ou de distension abdominale, l'administration de ce médicament doit être interrompue rapidement.

Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Le traitement de la diarrhée par l’association lopéramide-siméticone est uniquement symptomatique. Si une cause sous-jacente est déterminée, un traitement spécifique devra être instauré dans la mesure du possible.
En cas de diarrhée (sévère), une perte hydroélectrolytique peut survenir. Il est important d'attirer l'attention sur une réhydratation appropriée avec apport d'électrolytes.
Si une amélioration clinique n'est pas observée dans les 48 heures, il convient d'arrêter le traitement. Les patients devront être avertis dans ce cas, qu'ils doivent consulter leur médecin.
Les patients ayant le virus du SIDA et traités pour une diarrhée par Imodiumduo, doivent arrêter le traitement dès les premiers signes de distension abdominale. Des cas isolés de constipation sévère avec une augmentation du risque de colectasie ont été rapportés chez les patients atteints du virus du SIDA ayant une colite infectieuse bactérienne et virale traitée par le chlorhydrate de lopéramide.
Bien qu’il n’existe pas de données pharmacocinétiques chez les patients insuffisants hépatiques, l’utilisation d’Imodiumduo doit se faire avec précaution chez ces patients du fait de la diminution de l'effet de premier passage hépatique. Ce médicament doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique car il peut donner lieu à un surdosage relatif entrainant une toxicité sur le système nerveux central (SNC). Chez les patients atteints de troubles hépatiques sévères, ce médicament ne sera utilisé que sur prescription médicale.

Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Des données non cliniques ont montré que le lopéramide a une affinité pour la glycoprotéine-P. L’administration concomitante de lopéramide (dose unique de 16 mg) avec la quinidine ou le ritonavir qui sont tous les deux des inhibiteurs de la glycoprotéine-P, a entraîné une augmentation de 2 à 3 fois des concentrations plasmatiques de lopéramide. La conséquence clinique de cette interaction avec les inhibiteurs de la glycoprotéine-P, quand le lopéramide est donné aux doses recommandées est inconnue.
L’administration concomitante de loperamide (dose unique de 4 mg) et l’itraconazole, un inhibiteur du cytochrome CYP3A4 et de la glycoprotéine P, a entraîné une augmentation de 3 à 4 fois des concentrations plasmatiques du lopéramide. Dans cette même étude, l’inhibiteur du CYP2C8, le gemfibrozil, a augmenté approximativement de 2 fois la concentration du lopéramide. L’association de l’itraconazole et du gemfibrozil a entraîné une augmentation de 4 fois la concentration plasmatique du loperamide et de 13 fois l’exposition plasmatique totale. Ces augmentations n’ont pas été associées à des effets mesurables sur le système nerveux central (SNC) lors des tests psychomoteurs (par exemple la somnolence subjective et le test de substitution chiffre-symbole (Digit Symbol Substitution Test)).
Les concentrations plasmatiques de lopéramide ont été multipliées par cinq lorsque le lopéramide (dose unique de 16 mg) a été administré de façon concomitante avec le kétoconazole, un inhibiteur du cytochrome CYP3A4 et de la glycoprotéine P. Cette augmentation n’a pas été associée à une augmentation des effets pharmacodynamiques mesurés par pupillométrie.
Les concentrations plasmatiques de la desmopressine ont été multipliées par trois lorsque la desmopressine par voie orale a été administrée de façon concomitante avec le lopéramide, vraisemblablement à cause du ralentissement de la motilité gastro-intestinale.
Les médicaments ayant des propriétés pharmacologiques similaires peuvent potentialiser l’effet du lopéramide et les médicaments accélérant le transit gastro-intestinal peuvent diminuer son effet.
La siméticone n’étant pas absorbée par le tractus gastro-intestinal, aucune interaction cliniquement significative entre la siméticone et d’autres médicaments n’est attendue.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Bien que les études chez l'animal n'aient pas montré que le lopéramide ou la siméticone possédaient des effets tératogènes ou embryotoxiques, la sécurité d’emploi chez la femme enceinte n’a pas été établie.
Imodiumduo ne doit pas être administré pendant la grossesse, en particulier pendant le premier trimestre, à moins que cela ne soit cliniquement justifié.

Allaitement

De faibles quantités de lopéramide peuvent être retrouvées dans le lait maternel. En conséquence, l'utilisation de ce médicament pendant l'allaitement est déconseillé.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Des cas de fatigue, de vertiges ou de somnolence ont été rapportés chez des patients prenant du lopéramide. Si ces effets apparaissent, les patients ne devront pas conduire de véhicules ou utiliser des machines. (voir rubrique: Effets indésirables).

Effets indésirables

La sécurité d’emploi du lopéramide et de la siméticone a été évaluée chez 2040 patients au cours de 5 essais cliniques. Tous ces essais cliniques portaient sur le traitement de la diarrhée aigüe avec gêne abdominale liée à la présence de gaz, les patients étant traités par un comprimé à croquer à base de lopéramide et de siméticone. Quatre essais cliniques ont comparé l’association lopéramide/siméticone avec le lopéramide, la siméticone et un placebo, et un essai clinique a comparé 2 formulations de l’association lopéramide/siméticone avec un placebo.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (avec une incidence ≥ 1%) dans ces essais cliniques étaient : dysgueusie (2,6 %) et nausées (1,6%).
La sécurité d’emploi du chlorhydrate de lopéramide a été évaluée chez 2755 patients âgés de 12 ans et plus au cours de 26 essais cliniques contrôlés et non contrôlés du chlorhydrate de lopéramide dans le traitement de la diarrhée aigüe. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (>1%) dans ces essais cliniques étaient : constipation (2,7%), flatulence (1,7%), céphalée (1,2%) et nausées (1,1%).
La sécurité d’emploi du chlorhydrate de lopéramide a aussi été évaluée chez 321 patients au cours de 5 essais cliniques contrôlés et non contrôlés du chlorhydrate de lopéramide dans le traitement de la diarrhée chronique. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (>1%) dans ces essais cliniques étaient : flatulence (2,8%), constipation (2,2%), sensations vertigineuses (1,2%) et nausées (1,2%).
La sécurité d’emploi du chlorhydrate de lopéramide a été évaluée chez 607 patients âgés de 10 jours à 13 ans au cours de 13 essais cliniques contrôlés et non contrôlés du chlorhydrate de lopéramide dans le traitement de la diarrhée aigüe. Le seul effet indésirable avec une incidence ≥ 1% était les vomissements.
Le tableau suivant décrit les effets indésirables qui ont été rapportés lors de l'utilisation du lopéramide et de la siméticone pendant les essais cliniques ou pendant l’expérience acquise après la commercialisation. Les effets indésirables supplémentaires qui ont été rapportés avec l’utilisation du chlorhydrate de lopéramide (un des composants du lopéramide et de la siméticone) sont aussi décrits dans ce tableau.
Les catégories de fréquence sont basées sur les essais cliniques portant sur l’association lopéramide/siméticone et le chlorhydrate de lopéramide, et utilisent la convention suivante:
Très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100) ; Rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; Très rare (<1/10 000).

Tableau: Effets indésirables

Système Organe                                                                                             Effets indésirables
                                                                                                                         

                                                                                                                       Fréquence

                                                                         Fréquent                       Peu fréquent                                       Rare
Affections du système immunitaire
                                                                                                                                                         Réaction d’hypersensibilité (a),
                                                                                                                                                         réaction anaphylactique 
                                                                                                                                                         (incluant le choc anaphylactique) (a), 
                                                                                                                                                         réaction anaphylactoïde (a)

Affections du système nerveux               Céphalée (b), Dysgueusie             Somnolence (a),                    Perte de conscience (a),
                                                           Sensations vertigineuses                                                          Diminution du niveau de la conscience (a), 
                                                                                                                                                        Stupeur (a), Hypertonie (a), 
                                                                                                                                                        Troubles de la coordination (a)

Affections occulaires                                                                                                                           Myosis (a)

Affections gastro-intestinales                Nausées                                  Douleurs abdominales,                Iléus (incluant l’iléus paralytique), 
                                                                                                        Gène abdominale (b),                Mégacôlon,incluant le mégacôlon toxique(d)
                                                                                                        Douleurs abdominales hautes (b) 
                                                                                                        Vomissements, Constipation, 
                                                                                                        Distension abdominale (c), 
                                                                                                        Dyspepsie (c), 
                                                                                                        Flatulence, Sécheresse buccale
                                                                                                       

Affections de la peau et du tissu sous-cutané                                       Rash                                         Eruption bulleuse (incluant le syndrome
                                                                                                                                                       de Stevens‑Johnsons (a), nécrolyse 
                                                                                                                                                       épidermique toxique (a) et 
                                                                                                                                                       érythème multiforme) (a), Angioedeme (a), 
                                                                                                                                                       Urticaire (a), Prurit (a)

Affections du rein et des voies urinaires                                                                                              Rétention urinaire (a)
Troubles généraux et anomalies au site d’administration                      Asthénie                                    Fatigue (a)

(a) : L’inclusion de ce terme est basée sur les effets indésirables post‑marketing du chlorhydrate de lopéramide. Puisque le processus de recueil des effets indésirables post‑marketing ne différenciait pas l’indication chronique d’aigue ou les adultes et les enfants, la fréquence est déterminée sur la base de l’ensemble des essais cliniques conduits sur le chlorhydrate de lopéramide incluant celles portant sur les enfants âgés de 12 ans au plus. (N=3683).
(b) : L’inclusion de ce terme est basée sur les effets indésirables rapportés au cours des essais cliniques du chlorhydrate de lopéramide. La catégorie de fréquence est déterminée sur la base des essais cliniques conduits sur le chlorhydrate de lopéramide dans le traitement de la diarrhée aigüe (N=2755).
(c) : L’inclusion de ce terme est basée sur les effets indésirables post‑marketing du lopéramide et de la siméticone. La catégorie de fréquence est déterminée sur la base des essais cliniques conduits sur l’association lopéramide/siméticone dans le traitement de la diarrhée aigüe (N=618). Les sensations vertigineuses et la distension abdominale ont aussi été identifiées comme effets indésirables au cours des essais cliniques avec le chlorhydrate de lopéramide.
(d) : Voir section 4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé doivent déclarer tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site internet : www.ansm.sante.fr.

Surdosage

Symptômes:

En cas de surdosage (y compris de surdosage lié à une insuffisance hépatique), dépression du système nerveux central (stupeur, incoordination motrice, somnolence, myosis, hypertonie musculaire, dépression respiratoire), sécheresse de la bouche, gêne abdominale, nausée et vomissement, constipation, rétention urinaire et un iléus paralytique peuvent être observés. Les enfants peuvent être plus sensibles que les adultes aux effets sur le système nerveux central.

Traitement:

Si des symptômes de surdosage apparaissent, la naloxone peut être utilisée comme antidote. La durée d'action du lopéramide étant plus longue que celle de la naloxone (1 à 3 heures), il peut être nécessaire de renouveler son administration. En conséquence, le patient doit être maintenu sous étroite surveillance pendant au moins 48 heures pour déceler toute dépression éventuelle du système nerveux central.

Quelle est la composition de JOHNSON & JOHNSON Imodiumduo 8 comprimés ?

Chlorhydrate de lopéramide .................................................................................................................. 2 mg
Diméticone ...................................................................................................................................... 125 mg
Sous forme de siméticone
Pour un comprimé.

Ce qu'il faut savoir en plus sur JOHNSON & JOHNSON Imodiumduo 8 comprimés

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

IMODIUMDUO, comprimé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chlorhydrate de lopéramide .................................................................................................................. 2 mg
Diméticone ...................................................................................................................................... 125 mg
Sous forme de siméticone
Pour un comprimé.
Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé
Comprimé non enrobé, blanc en forme de gélule, gravé « IMO» sur une face et « 2/125 » sur l’autre face.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Imodiumduo, comprimé est indiqué dans le traitement symptomatique de la diarrhée aiguë de l'adulte et de l'adolescent de plus de 12 ans avec gêne abdominale liée à la présence de gaz: ballonnements, douleurs spasmodiques ou flatulence.

4.2. Posologie et mode d'administration

Les comprimés doivent être pris avec un verre d’eau

Adulte de plus de 18 ans :
Prendre d'abord 2 comprimés, puis un comprimé après chaque selle non moulée. Ne pas dépasser 4 comprimés par jour et 2 jours de traitement.

Adolescents de 12 à 18 ans :
Prendre d'abord 1 comprimé, puis un comprimé après chaque selle non moulée. Ne pas dépasser 4 comprimés par jour et 2 jours de traitement.

Enfant :
Imodiumduo ne doit pas être utilisé chez l'enfant de moins de 12 ans.

Sujets âgés :
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire.

Insuffisance rénale :
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire.

Insuffisance hépatique sévère :
Bien qu'il n'existe pas de données pharmacocinétiques chez les patients insuffisants hépatiques, l'utilisation d'Imodiumduo doit se faire avec précaution chez ces patients du fait de la diminution de l'effet de premier passage hépatique (voir mises en garde et précautions d'emploi).

4.3. Contre-indications

Imodiumduo ne doit pas être utilisé dans les cas suivants:
· Enfants de moins de 12 ans ;

· Hypersensibilité (allergie) connue au chlorhydrate de lopéramide, à la siméticone, ou à l'un des excipients ;

· Patients souffrant de dysenteries aiguës caractérisées par la présence de sang dans les selles ou de fièvre importante ;

· Patients souffrant de rectocolite hémorragique aiguë ;

· Patients souffrant de colite pseudomembraneuse associée aux antibiotiques à large spectre ;

· Entérocolite bactérienne due à des bactéries invasives tels que Salmonella, Shigella et Campylobacter.

Imodiumduo ne doit pas être utilisé lorsqu'une inhibition du péristaltisme doit être évitée du fait du risque possible de séquelles importantes incluant iléus, mégacôlon et syndrome colectasique. En cas d'apparition de constipation, d’ileus ou de distension abdominale, l'administration de ce médicament doit être interrompue rapidement.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Le traitement de la diarrhée par l’association lopéramide-siméticone est uniquement symptomatique. Si une cause sous-jacente est déterminée, un traitement spécifique devra être instauré dans la mesure du possible.
En cas de diarrhée (sévère), une perte hydroélectrolytique peut survenir. Il est important d'attirer l'attention sur une réhydratation appropriée avec apport d'électrolytes.
Si une amélioration clinique n'est pas observée dans les 48 heures, il convient d'arrêter le traitement. Les patients devront être avertis dans ce cas, qu'ils doivent consulter leur médecin.
Les patients ayant le virus du SIDA et traités pour une diarrhée par Imodiumduo, doivent arrêter le traitement dès les premiers signes de distension abdominale. Des cas isolés de constipation sévère avec une augmentation du risque de colectasie ont été rapportés chez les patients atteints du virus du SIDA ayant une colite infectieuse bactérienne et virale traitée par le chlorhydrate de lopéramide.
Bien qu’il n’existe pas de données pharmacocinétiques chez les patients insuffisants hépatiques, l’utilisation d’Imodiumduo doit se faire avec précaution chez ces patients du fait de la diminution de l'effet de premier passage hépatique. Ce médicament doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique car il peut donner lieu à un surdosage relatif entrainant une toxicité sur le système nerveux central (SNC). Chez les patients atteints de troubles hépatiques sévères, ce médicament ne sera utilisé que sur prescription médicale.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Des données non cliniques ont montré que le lopéramide a une affinité pour la glycoprotéine-P. L’administration concomitante de lopéramide (dose unique de 16 mg) avec la quinidine ou le ritonavir qui sont tous les deux des inhibiteurs de la glycoprotéine-P, a entraîné une augmentation de 2 à 3 fois des concentrations plasmatiques de lopéramide. La conséquence clinique de cette interaction avec les inhibiteurs de la glycoprotéine-P, quand le lopéramide est donné aux doses recommandées est inconnue.
L’administration concomitante de loperamide (dose unique de 4 mg) et l’itraconazole, un inhibiteur du cytochrome CYP3A4 et de la glycoprotéine P, a entraîné une augmentation de 3 à 4 fois des concentrations plasmatiques du lopéramide. Dans cette même étude, l’inhibiteur du CYP2C8, le gemfibrozil, a augmenté approximativement de 2 fois la concentration du lopéramide. L’association de l’itraconazole et du gemfibrozil a entraîné une augmentation de 4 fois la concentration plasmatique du loperamide et de 13 fois l’exposition plasmatique totale. Ces augmentations n’ont pas été associées à des effets mesurables sur le système nerveux central (SNC) lors des tests psychomoteurs (par exemple la somnolence subjective et le test de substitution chiffre-symbole (Digit Symbol Substitution Test)).
Les concentrations plasmatiques de lopéramide ont été multipliées par cinq lorsque le lopéramide (dose unique de 16 mg) a été administré de façon concomitante avec le kétoconazole, un inhibiteur du cytochrome CYP3A4 et de la glycoprotéine P. Cette augmentation n’a pas été associée à une augmentation des effets pharmacodynamiques mesurés par pupillométrie.
Les concentrations plasmatiques de la desmopressine ont été multipliées par trois lorsque la desmopressine par voie orale a été administrée de façon concomitante avec le lopéramide, vraisemblablement à cause du ralentissement de la motilité gastro-intestinale.
Les médicaments ayant des propriétés pharmacologiques similaires peuvent potentialiser l’effet du lopéramide et les médicaments accélérant le transit gastro-intestinal peuvent diminuer son effet.
La siméticone n’étant pas absorbée par le tractus gastro-intestinal, aucune interaction cliniquement significative entre la siméticone et d’autres médicaments n’est attendue.

4.6. Grossesse et allaitement

Grossesse

Bien que les études chez l'animal n'aient pas montré que le lopéramide ou la siméticone possédaient des effets tératogènes ou embryotoxiques, la sécurité d’emploi chez la femme enceinte n’a pas été établie.
Imodiumduo ne doit pas être administré pendant la grossesse, en particulier pendant le premier trimestre, à moins que cela ne soit cliniquement justifié.

Allaitement

De faibles quantités de lopéramide peuvent être retrouvées dans le lait maternel. En conséquence, l'utilisation de ce médicament pendant l'allaitement est déconseillé.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Des cas de fatigue, de vertiges ou de somnolence ont été rapportés chez des patients prenant du lopéramide. Si ces effets apparaissent, les patients ne devront pas conduire de véhicules ou utiliser des machines. (voir rubrique: Effets indésirables).

4.8. Effets indésirables

La sécurité d’emploi du lopéramide et de la siméticone a été évaluée chez 2040 patients au cours de 5 essais cliniques. Tous ces essais cliniques portaient sur le traitement de la diarrhée aigüe avec gêne abdominale liée à la présence de gaz, les patients étant traités par un comprimé à croquer à base de lopéramide et de siméticone. Quatre essais cliniques ont comparé l’association lopéramide/siméticone avec le lopéramide, la siméticone et un placebo, et un essai clinique a comparé 2 formulations de l’association lopéramide/siméticone avec un placebo.
Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (avec une incidence ≥ 1%) dans ces essais cliniques étaient : dysgueusie (2,6 %) et nausées (1,6%).
La sécurité d’emploi du chlorhydrate de lopéramide a été évaluée chez 2755 patients âgés de 12 ans et plus au cours de 26 essais cliniques contrôlés et non contrôlés du chlorhydrate de lopéramide dans le traitement de la diarrhée aigüe. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (>1%) dans ces essais cliniques étaient : constipation (2,7%), flatulence (1,7%), céphalée (1,2%) et nausées (1,1%).
La sécurité d’emploi du chlorhydrate de lopéramide a aussi été évaluée chez 321 patients au cours de 5 essais cliniques contrôlés et non contrôlés du chlorhydrate de lopéramide dans le traitement de la diarrhée chronique. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (>1%) dans ces essais cliniques étaient : flatulence (2,8%), constipation (2,2%), sensations vertigineuses (1,2%) et nausées (1,2%).
La sécurité d’emploi du chlorhydrate de lopéramide a été évaluée chez 607 patients âgés de 10 jours à 13 ans au cours de 13 essais cliniques contrôlés et non contrôlés du chlorhydrate de lopéramide dans le traitement de la diarrhée aigüe. Le seul effet indésirable avec une incidence ≥ 1% était les vomissements.
Le tableau suivant décrit les effets indésirables qui ont été rapportés lors de l'utilisation du lopéramide et de la siméticone pendant les essais cliniques ou pendant l’expérience acquise après la commercialisation. Les effets indésirables supplémentaires qui ont été rapportés avec l’utilisation du chlorhydrate de lopéramide (un des composants du lopéramide et de la siméticone) sont aussi décrits dans ce tableau.
Les catégories de fréquence sont basées sur les essais cliniques portant sur l’association lopéramide/siméticone et le chlorhydrate de lopéramide, et utilisent la convention suivante:
Très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000, <1/100) ; Rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; Très rare (<1/10 000).

Tableau: Effets indésirables

Système Organe                                                                                             Effets indésirables
                                                                                                                          Fréquence
                                                                         Fréquent                       Peu fréquent                                       Rare
Affections du système immunitaire
                                                                                                                                                         Réaction d’hypersensibilité (a),
                                                                                                                                                         réaction anaphylactique
                                                                                                                                                         (incluant le choc anaphylactique) (a),
                                                                                                                                                         réaction anaphylactoïde (a)

Affections du système nerveux               Céphalée (b), Dysgueusie             Somnolence (a),                    Perte de conscience (a),
                                                           Sensations vertigineuses                                                          Diminution du niveau de la conscience (a),
                                                                                                                                                        Stupeur (a), Hypertonie (a),
                                                                                                                                                        Troubles de la coordination (a)

Affections occulaires                                                                                                                           Myosis (a)

Affections gastro-intestinales                Nausées                                  Douleurs abdominales,                Iléus (incluant l’iléus paralytique), 
                                                                                                        Gène abdominale (b),                Mégacôlon,incluant le mégacôlon toxique(d)
                                                                                                        Douleurs abdominales hautes (b) 
                                                                                                        Vomissements, Constipation, 
                                                                                                        Distension abdominale (c),
                                                                                                        Dyspepsie (c), 
                                                                                                        Flatulence, Sécheresse buccale
                                                                                                       

Affections de la peau et du tissu sous-cutané                                       Rash                                         Eruption bulleuse (incluant le syndrome
                                                                                                                                                       de Stevens‑Johnsons (a), nécrolyse 
                                                                                                                                                       épidermique toxique (a) et 
                                                                                                                                                       érythème multiforme) (a), Angioedeme (a), 
                                                                                                                                                       Urticaire (a), Prurit (a)

Affections du rein et des voies urinaires                                                                                              Rétention urinaire (a)
Troubles généraux et anomalies au site d’administration                      Asthénie                                    Fatigue (a)

(a) : L’inclusion de ce terme est basée sur les effets indésirables post‑marketing du chlorhydrate de lopéramide. Puisque le processus de recueil des effets indésirables post‑marketing ne différenciait pas l’indication chronique d’aigue ou les adultes et les enfants, la fréquence est déterminée sur la base de l’ensemble des essais cliniques conduits sur le chlorhydrate de lopéramide incluant celles portant sur les enfants âgés de 12 ans au plus. (N=3683).
(b) : L’inclusion de ce terme est basée sur les effets indésirables rapportés au cours des essais cliniques du chlorhydrate de lopéramide. La catégorie de fréquence est déterminée sur la base des essais cliniques conduits sur le chlorhydrate de lopéramide dans le traitement de la diarrhée aigüe (N=2755).
(c) : L’inclusion de ce terme est basée sur les effets indésirables post‑marketing du lopéramide et de la siméticone. La catégorie de fréquence est déterminée sur la base des essais cliniques conduits sur l’association lopéramide/siméticone dans le traitement de la diarrhée aigüe (N=618). Les sensations vertigineuses et la distension abdominale ont aussi été identifiées comme effets indésirables au cours des essais cliniques avec le chlorhydrate de lopéramide.
(d) : Voir section 4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé doivent déclarer tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage

Symptômes:

En cas de surdosage (y compris de surdosage lié à une insuffisance hépatique), dépression du système nerveux central (stupeur, incoordination motrice, somnolence, myosis, hypertonie musculaire, dépression respiratoire), sécheresse de la bouche, gêne abdominale, nausée et vomissement, constipation, rétention urinaire et un iléus paralytique peuvent être observés. Les enfants peuvent être plus sensibles que les adultes aux effets sur le système nerveux central.

Traitement:

Si des symptômes de surdosage apparaissent, la naloxone peut être utilisée comme antidote. La durée d'action du lopéramide étant plus longue que celle de la naloxone (1 à 3 heures), il peut être nécessaire de renouveler son administration. En conséquence, le patient doit être maintenu sous étroite surveillance pendant au moins 48 heures pour déceler toute dépression éventuelle du système nerveux central.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe Pharmacothérapeutique: Anti-diarrhéique ralentisseur du transit, Code ATC : A07DA53.
Le lopéramide se lie aux récepteurs opiacés des cellules de la paroi intestinale, ralentit le péristaltisme, augmente le temps de transit intestinal et la résorption d'eau et d'électrolytes. Il ne modifie pas la flore intestinale. Le lopéramide augmente le tonus du sphincter anal.
Imodiumduo n'agit pas au niveau central.
La siméticone est un tensioactif inerte qui possède des propriétés anti-mousse pouvant ainsi potentiellement soulager les symptômes liés aux gaz associés à la diarrhée.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Le lopéramide ingéré est absorbé principalement au niveau de l’intestin. La biodisponibilité systémique n’est que de 0,3% environ en raison d’un important effet de premier passage hépatique. La siméticone n’est pas absorbée.

Distribution

Les études de distribution chez le rat montrent une forte affinité pour la paroi intestinale, le lopéramide se liant préférentiellement aux récepteurs de la couche musculaire longitudinale.
La liaison de lopéramide aux protéines plasmatiques (principalement à l’albumine) est de 95%. Des données non cliniques ont montré que le lopéramide est un substrat de la glycoprotéine P.

Métabolisme

Le lopéramide est presque totalement extrait par le foie où il est principalement métabolisé, conjugué et excrété via la bile. La N-déméthylation oxydative est la principale voie métabolique du lopéramide, qui est principalement métabolisé par le CYP3A4 et le CYP2C8. En raison de ce très fort effet de premier passage hépatique, les concentrations plasmatiques de lopéramide restent extrêmement faibles.

Elimination

La demi-vie d’élimination du lopéramide chez l’Homme est de 11 heures avec des variations allant de 9 à 14h. Le lopéramide sous forme inchangée et ses métabolites sont principalement excrétés dans les fèces.

5.3. Données de sécurité préclinique

Les études de toxicité aiguë et chronique du lopéramide ne montrent aucune toxicité spécifique. Les résultats des études in vivo et in vitro montrent que le lopéramide n'est pas génotoxique. Dans les études de reproduction, de très fortes doses de lopéramide (40 mg/kg/jour - 240 fois la dose maximale chez l'homme) diminuent la fertilité et la survie fœtale, en relation avec une toxicité maternelle chez le rat.
Des doses plus faibles sont sans effet sur la santé maternelle ou fœtale et n'affectent pas le développement péri et postnatal.
La siméticone appartient à la classe des polydiméthylsilicones linéaires qui sont largement utilisés en médecine et dans d'autres domaines depuis de nombreuses années et qui sont considérés comme biologiquement inertes et dépourvus de toxicité. Ils n'ont pas fait l'objet d'études de toxicité animales spécifiques.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Hydrogénophosphate de calcium anhydre, cellulose microcristalline, acésulfame potassique, arôme artificiel de vanille (contenant: propylèneglycol maltodextrine et alcool benzylique), carboxyméthylamidon sodique (type A) et acide stéarique.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Les comprimés sont conditionnés sous plaquettes thermoformées soit:

· Sans protection enfants. La plaquette thermoformée est composée d'un film ACLAR/PVC, d'un adhésif et d'un film d'aluminium.

· Avec protection enfants. La plaquette thermoformée est composée d'un film ACLAR/PVC, d'un adhésif et d'un film de papier/PET/aluminium.

Plaquettes thermoformées de 2, 4, 5 ou 6, comprimés dans des boîtes de 6, 8, 10, 12, 15, 16, 18 ou 20 comprimés.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

JOHNSON & JOHNSON SANTE BEAUTE FRANCE
1, rue Camille Desmoulins
92130 ISSY LES MOULINEAUX

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

· 378 819-3: 6 comprimés sous plaquettes thermoformées (ACLAR/PVC/Aluminium).

· 378 820-1: 8 comprimés sous plaquettes thermoformées (ACLAR/PVC/Aluminium).

· 378 821-8: 10 comprimés sous plaquettes thermoformées (ACLAR/PVC/Aluminium).

· 378 822-4: 12 comprimés sous plaquettes thermoformées (ACLAR/PVC/Aluminium).

· 378 823-0: 15 comprimés sous plaquettes thermoformées (ACLAR/PVC/Aluminium).

· 378 824-7: 16 comprimés sous plaquettes thermoformées (ACLAR/PVC/Aluminium).

· 378 825-3: 18 comprimés sous plaquettes thermoformées (ACLAR/PVC/Aluminium).

· 378 827-6: 20 comprimés sous plaquettes thermoformées (ACLAR/PVC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Médicament non soumis à prescription médicale.


Les internautes ont également acheté Voir plus

En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous acceptez l'utilisation de cookies ou de technologies similaires pour disposer de services et d'offres adaptées à vos centres d'intérêts. Plus d'informations